Les baluchonneuses

La baluchonneuse qui prend la route avec son petit baluchon ne sait jamais ce qui l’attend. Munie d’un simple bagage de flexibilité, d’abandon et d’un monde d’amour, elle frappe à la porte d’une nouvelle famille, invitant à entrer derrière elle les muses, les anges, la lune et quelques étoiles... Mais, est-ce bien la peine ? Ne sont-ils pas déjà tous là, confortablement installés dans la maison ? Marie-Christine Lussier

Dominique Brault

Le décès prématuré de mon frère, que j’ai accompagné durant le cancer qui l’a emporté, a ouvert en moi un espace d’accueil et de sensibilité à l’autre qui m’a préparée au travail de baluchonneuse. C’est pourquoi j’ai été très touchée la première fois que j’ai rencontré Marie Gendron. J’ai cru sur le champ à la mission de l’organisme qui est d’offrir son soutien à l’aidant pour qu’il puisse « prendre soin de lui » tout en gardant à la maison le plus longtemps possible son proche atteint la maladie d’Alzheimer. Les valeurs véhiculées par Baluchon Alzheimer, son approche humaniste, le fait qu’il considère la personne dans sa globalité, m’ont rejointe, car elles me semblaient disparues autour de moi. Aujourd’hui, elles me confortent dans mes choix, dans ce que je veux vivre. Faire une différence dans la vie des familles que j’accompagne donne un sens à ma vie.

 

Christiane Brassard

Avec mon baluchon, je pars à l’aventure, car au-delà de la maladie, il y a un être humain avec sa personnalité et son histoire. Être à l’écoute de l’autre, rire et pleurer ensemble, prendre le temps de saisir le moment présent tout en partageant son quotidien, voilà ce que Baluchon Alzheimer me permet de vivre. Étant portée vers les autres, j’ai d’abord travaillé comme infirmière-auxiliaire. Je suis une femme simple, souriante et attentionnée. Artiste dans l’âme, la nature m’émerveille. Je trouve mon bonheur dans les petites choses de la vie. Comme le disait si bien Marie Gendron, la mémoire oublie, mais le cœur n’oublie pas. 

 

Docile Brassard

Baluchonner me permet de vivre au quotidien, dans le moment présent, dans chaque instant. J’aime beaucoup aider les autres. J’ai une bonne écoute et je m’adapte facilement. Pour moi, baluchonner c’est merveilleux.

 

 

 

Colette Charrois

Lorsque j’ai entendu le témoignage de Marie Gendron à la télévision, j’ai été vivement impressionnée par son travail. L’idée d’aller aider les gens chez eux m’a attirée dès le début. J’aime connaître et apprivoiser la personne au fil des jours. Mon expérience dans le domaine hospitalier (je suis technologue en radio-oncologie), m’aide à affronter les situations et à trouver des solutions. L’écoute, l’accompagnement, la compassion, je les ai développés dans mon travail et je continue à les mettre en oeuvre dans mes baluchonnages.

 

Ginette Desbiens

Ayant travaillé pendant vingt ans en centre de soins de longue durée auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, j’ai gardé l’amour de ces gens. Aussi, je souhaite faire un long chemin comme baluchonneuse, car j’ai du temps à leur donner. La « flamme », l’amour de ces gens différents sont toujours vivants en moi.
 

Diane Drouin

Diane Drouin

Je suis baluchonneuse parce que je crois en ces personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Je crois en leur capacité d’aimer et d’être aimées. Je crois au caractère sacré de leur vie. Je crois en leur potentiel d’actualisation. Je crois en leurs valeurs personnelles, familiales et spirituelles. Je crois en leur droit d’être traitées comme si elles étaient mes parents. Je crois en leur capacité de m’accompagner vers le centre de moi-même. Elles m’instruisent sur l’amour inconditionnel et je suis heureuse d’avoir l’occasion de vivre ces convictions dans leur quotidien.

Marie-Louiselle Giroux

Marie-Louiselle Giroux

Accompagner pendant 7, 10 ou 14 jours une personne dont la mémoire relationnelle est atteinte m’apprend à entrer dans mon cœur, à rejoindre cette personne dans son cœur, à communiquer dans cet espace entre nous deux qui est un aussi un cœur. Vivre avec cette personne dans une écoute différente, toucher chaque fois (car chaque baluchonnage m’amène dans une situation nouvelle) une limite en moi, c’est une expérience de profond développement personnel.

Laura Hickey

Laura Hickey

Je veux faire une différence dans la vie des gens et rendre la vie plus facile aux aidants et à leur proche. Je crois que je peux utiliser mon temps pour faire de bonnes choses. Cela me met le cœur en paix de savoir que je peux aider. 

 

 

  

Jeannette Leblanc

Je suis une femme de coeur et sensible au bien-être des gens.
Ce qui me vient à l’esprit quand je pense aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer : accueil et respect.
En tant qu’accompagnante, c’est ce que j’ai le goût de leur donner.

 

France Lebrun

Baluchonner est un travail de cœur et d’amour. J’ai choisi de devenir baluchonneuse pour aider les gens à la maison afin qu’ils n’aient pas à faire héberger leur proche. Ayant été moi-même aidante auprès de mon conjoint décédé du cancer, et d’une amie qui a fait un accident vasculaire massif et est décédée dans mes bras, je souhaite apporter mon soutien à l’aidant et lui permettre d’avoir du bonheur à la maison. A une dame de cent ans, atteinte de l’Alzheimer, qui me demandait : est-ce que tu as peur que je meure dans mon sommeil ? J’ai répondu que je me sentais privilégiée de pouvoir l’accompagner jusque-là.

Huguette Levesque

Baluchonneuse est le plus beau métier du monde. Je rêvais de baluchonner et ce rêve s’est réalisé. Accompagner ces personnes avec l’approche humaniste, dans un monde où les mots n’ont plus le même sens, mais qui permet "au cœur de s’ouvrir".

 

 

 

Marie-Christine Lussier

Voir l’interview de Marie-Chritine

Mon désir premier, en voulant devenir baluchonneuse, était celui d’être utile. Le défi proposé par "Baluchon" me séduisait beaucoup : celui de donner un répit aux aidants en assistant la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Je voyais là une occasion d’alléger, peut-être, en observant attentivement, une situation, en trouvant des stratégies, des techniques de communications, etc. Je voyais là surtout une occasion supplémentaire d’aimer, et de beaucoup aimer...
 Ce qui m’attirait aussi beaucoup, c’était la possibilité qui s’offrait à moi d’entrer dans un univers d’émotions où souvent, les mots deviennent superflus. Ce rapport "coeur à coeur" était (et est toujours) un espace qui m’interpelle.

Marie-Hélène Mayot

Je suis Homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Cette citation de Térence au 3e siècle (Homo sum : humani nihil a me alienum puto) est le propre de l’humanité. Pour moi, on a un devoir, à l’égard des plus vulnérables, d’accompagnement, de non-abandon. Baluchonner, c’est prendre soin, et prendre soin, c’est une relation d’amour avec des êtres humains. Être baluchonneuse, c’est rayonner l’humanité.

Reina Moreau

J’aime baluchonner parce que j’ai beaucoup d’amour à donner à ces gens qui me tendent la main. Je reçois avec une entière joie les moments précieux que je passe dans toutes ces demeures. C’est le plus beau cadeau que la vie m’a donné, la possibilité de donner mon temps, mon amour, ma compassion aux personnes atteintes, pour les voir sourire, chanter, même danser, pour partager une complicité si riche. Autour de moi, on me surnomme madame Alzhamour.

 

Johanne Proulx

 

Baluchonner me donne à vivre des moments privilégiés avec des gens qu’autrement je n’aurais jamais eu le bonheur de rencontrer. Baluchonner me fait également entrer dans la solitude de la personne aidante. En comprenant sa solitude et en lui offrant mon aide, j’espère ainsi créer une brèche qui lui permettra de croire que la vie avec une personne atteinte reste possible dans la mesure où elle s’accorde du temps à elle-même. Baluchonner me donne un sentiment de réalisation de moi, donne du sens à ma vie et l’enrichit.

 

Micheline Rochette

Voir l’interview de Micheline

Le but poursuivi par Baluchon Alzheimer est le même que le mien : venir en aide aux aidants naturels en leur apportant un peu de répit, dans l’espoir qu’ils puissent garder leur proche auprès d’eux le plus longtemps possible. Ce travail donne un sens à ma vie.

 

Lucie Rouleau

Issue d’une famille de douze enfants, j’ai appris à donner facilement et à aider les gens autour de moi. Diverses circonstances de ma vie m’ont permis de faire grandir en moi cette capacité de donner de moi-même. De pouvoir offrir de la compassion aux gens, de l’écoute, cela m’est naturel. Je sens que je fais du bien et j’en ressors grandie, car lorsque je donne, je reçois en même temps.

 

Josée Tremblay

Baluchonneuse d’expérience dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle fut également coordonnatrice pendant plusieurs années.

 

 

Liliane Tremblay

Baluchonner me permet de me re-poser, c’est-à-dire de me poser intérieurement. C’est une école d’intériorité qui me met en lien avec les choses essentielles de la vie. Je plonge dans l’amour quand je baluchonne et cela me fait devenir une meilleure personne.

 
Huguette Levesque

"Baluhonneuse est le plus beau métier au monde". Je rêvais de baluchonner et ce rêve s’est réalisé, accompagner ces personnes avec l’approche humaniste dans un monde ou les mots n’ont plus le même ens qui permet au coeur de s’ouvrir